Vous êtes dans Interventions

Logistique du transport de marchandises en Europe, clé de la mobilité durable

Gilles Savary (PSE) - le 4 septembre 2007

Monsieur le Président, je voudrais d'abord remercier Inés Ayala Sender pour son initiative. Je crois en effet, Monsieur le Commissaire, que nous n'avons pas pris l'habitude de parler de logistique, que ce soit au plan européen ou que ce soit dans les États membres. Nous avons souvent une politique routière, une politique ferroviaire, une politique aérienne, une politique maritime, et dans certains pays, nous avons beaucoup de difficultés à les mettre en cohérence. La logistique consiste ni plus ni moins à faire en sorte qu'il n'y ait pas de rupture de charge trop importante entre ces différents modes de transport et qu'ils soient utilisés de façon optimale là où ils sont les plus efficaces et où ils apportent la plus grande plus-value. À cet égard, je pense que le travail qui a été engagé par Inés Ayala a un bel avenir et nous attendons naturellement votre communication.


Je voudrais également dire ce qui a été dit par la commission de l'industrie: je trouve que l'on n'insiste pas assez sur les rapports sur les dimensions environnementales du sujet. Il est clair que nous avons à développer la logistique en Europe, que la politique des transports est l'accessoire du marché intérieur et de son développement, mais nous ne pouvons pas, d'un côté, avoir de grandes résolutions sur la réduction des gaz à effets de serre et, de l'autre, avoir des pudeurs excessives.

À cet égard, je m'inquiète du fait que l'on insinue, dans tous les rapports, les camions de 60 tonnes. Dans un précédent rapport, on parlait pudiquement de concept modulaire européen; dans certains rapports, on parle de megatrucks, de gigaliners, avec la théorie du lobby routier: plus les camions sont gros, moins ils consomment et, donc, plus on fera d'économies. Cette théorie est fausse. Plus les camions sont gros, plus ils sont compétitifs par rapport au rail et à la voie d'eau et plus votre politique concernant le rail, les voies d'eau et les autoroutes de la mer sera sinistrée, Monsieur le Commissaire. Cela ne sera même plus la peine d'en parler. Il y aura toujours autant de camions, mais ce qui est sûr, c'est qu'il y aura beaucoup plus de marchandises sur les routes et que l'on aura échoué.

{type_name}

{attribute_name}:

{attribute_value}

{alt}