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Zone euro - BCE

Pervenche Berès (PSE) - le 11 juillet 2007

Madame la Présidente, Messieurs les Présidents, Monsieur le Commissaire, je crois que c'est une bonne semaine pour l'euro. Tout d'abord, parce que c'est la première fois que ce dialogue macro‑économique de la zone euro a lieu ici, dans ce Parlement européen. J'espère que c'est le début d'une bonne habitude; l'euro a une visibilité parlementaire dans ce débat, et je m'en réjouis.


Et puis, c'est aussi la semaine où un Président de la République nouvellement élu a senti que, ce qu'il allait proposer à son pays, il devait le justifier lui-même au sein de l'Eurogroupe. Il me semble qu'il y a quelques années, cela ne serait pas arrivé dans ce pays où l'on aurait considéré que la stratégie budgétaire relevait de la souveraineté nationale. Le débat collectif sur ce qu'est la gestion de l'euro a progressé, et je m'en réjouis. Vous avez demandé le droit de juger l'efficacité des treize milliards de cadeaux fiscaux qui ont été proposés, et je ne peux que suivre votre proposition.

Mais, pour le futur, je voudrais vous inviter à aller encore plus loin. D'abord, parce que je crois que faire jouer l'arme préventive du pacte de stabilité ne permet pas de mettre en place ce dont nous avons besoin, c'est‑à‑dire une coordination ex-ante pour organiser les investissements stratégiques d'avenir de manière coordonnée et pour anticiper en commun les effets des réformes structurelles, car ce qui se passe dans un pays en termes de réformes structurelles a un impact pour les autres pays.

Et puis, je veux vous inviter à ouvrir le débat sur la question du taux de change. C'est une question que l'article 111 du traité vous autorise à aborder, y compris au niveau du Conseil. Elle devrait aussi être considérée comme une question d’intérêt commun, comme le traité vous y invite en son article 99.

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