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Au moment où l'avenir du service public postal se décide, j'aimerai insister sur un point particulier : celui du financement du service universel.
Ce que l'on nous propose aujourd'hui, c'est de remplacer ce qui reste de monopole résiduel - et sert à financer le service universel de manière simple et transparente - par une palette de systèmes complexes et peu transparents, dont le seul mérite serait de garantir une concurrence libre et non faussée dans le secteur postal. Or cette palette contient des fonds de compensation, dont on sait qu'ils sont la porte ouverte à des contentieux permanents, des subventions publiques, qui augurent de procédures contre les Etats-membres pour concurrence déloyale, ou un système dit de "pay or play", qui n'a jamais été expérimenté, et qui lui aussi risque d'ouvrir la porte à des contestations permanentes.
Au fond, cette usine à gaz qu'on veut mettre sur pied est la conséquence d'un choix purement idéologique, qui n'a rien à voir avec l'efficacité réelle et la qualité du service postal. Et à terme, cela va nous amener à la réduction progressive du champ du service universel, la fin du tarif unique, sans parler de l'impact sur l'emploi et des coûts administratifs que cela va occasionner.
Cela, nous ne pouvons le cautionner. Le service postal, notamment dans les zones rurales, c'est bien plus qu'un simple service commercial : c'est un outil au service de la cohésion sociale et territoriale, et ce n'est pas en le démantelant que l'on va réconcilier l'Europe avec ses citoyens.
Je vous remercie |