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Pourtant, depuis l'année dernière, depuis l'ouverture du débat sur l'adhésion de la Lituanie, nous avons l'impression qu'il est devenu un débat duquel toute question politique doit être écartée et où seuls des arguments purement techniques peuvent être avancés.
Dans ce débat, le Parlement européen demande à pouvoir arbitrer normalement une telle décision. Et pour cela, il a besoin, comme toute institution, de temps. C'est l'esprit de la lettre que notre Président a adressée aux présidents des deux autres institutions. La réponse que nous avons reçue du président de la Commission est inspirée par un esprit de coopération et de conciliation, nous y sommes sensibles. Du côté du Conseil, c'est un work in progress. Il faut aller au-delà, Monsieur le représentant du Conseil. Nous avons besoin que vous fassiez preuve du même esprit de concertation et de conciliation que la Commission, sinon nous aurons du mal à poursuivre dans cette voie.
Au-delà des arguments techniques, je ne voudrais pas que l'ensemble de la discussion se déroule sans qu'à aucun moment, nous ne posions les problèmes de gouvernance de la zone euro. Car, tout de même, dans quelle situation sommes-nous aujourd'hui, avec deux pays qui ont un opting out pour toujours et des pays qui doivent souscrire, adhérer à cette zone sans qu'à aucun moment on ne se pose la question de la gouvernance de la zone?
Nous nous rapprochons du moment où la rotation des instances de la BCE sera en œuvre. C'est un mécanisme que nous avons critiqué ici, dans ce Parlement, et que, je pense, nous continuons de critiquer. Nous pensons aussi que le fonctionnement de l'Eurogroupe n'est pas tout à fait satisfaisant, que l'on doit encore mieux faire.
Demain, nous aurons l'adhésion de la Slovaquie et ensuite, jusqu'en 2012, notre calendrier sera visiblement plus léger. Profitons de ce délai pour améliorer la gouvernance de la zone euro, sinon nos concitoyens n'auront plus confiance dans cette monnaie qui est la leur, dont on élargit l'étendue géographique sans d'abord en améliorer le fonctionnement.
Avec votre autorisation, Monsieur le Président, je dirai un dernier mot du critère d'inflation. Je sais bien que ce critère a été défini en 1992, à un moment où l'Europe ne ressemblait pas à ce qu'elle est aujourd'hui. Mais si l'on veut revoir les critères de Maastricht sur une base strictement économique, indépendamment de toute condition politique qui permette de rouvrir ce débat, alors il y a d'autres éléments des critères de Maastricht qui devraient être revus.
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Monsieur le Président, j'invite M. Langen et l'ensemble de ses collègues à participer aussi activement qu'aujourd'hui à la discussion lorsqu'en commission économique et monétaire, nous nous employons à améliorer, dans le cadre de la discussion actuellement en cours, par exemple, le mode de fonctionnement d'Eurostat et lorsque nous adoptons les textes dont le commissaire vient de parler, qui doivent permettre d'améliorer la gouvernance d'Eurostat. Dans ces moments là, je ne vous vois pas.
Je voudrais demander à M. Gloser s'il est prêt à s'engager, au nom du Conseil et dans l'esprit de la réponse du Président Barroso au Président Pöttering, à ce que nous nous asseyions autour d'une table pour nous mettre d'accord sur un calendrier commun aux trois institutions lorsque viendra le moment d'examiner une nouvelle demande d'adhésion à la zone euro. |