|
En effet, avoir accès à cette technologie à un prix accessible sur l'ensemble du territoire de l'Union apparaît comme un facteur essentiel: d'abord, pour garantir un service de qualité; ensuite, pour promouvoir la compétitivité et la productivité de l'ensemble de l'Union dans le respect de l'environnement, puisque certains déplacements physiques deviennent inutiles; enfin, pour permettre le développement d'une société de la connaissance par l'intégration de tous dans la société de l'information et de la communication.
Le rapport de M. Hökmark contient de bons éléments, par exemple lorsqu'il met l'accent sur l'éducation et l'informatisation des écoles. Tout commence en effet par les premiers apprentissages et l'accès aux outils dans les lieux où sont dispensés les apprentissages de base, sans oublier les publics plus âgés. Je pense, en particulier, aux universités, aux centres de formation, etc. Le développement des services de santé par Internet est un autre axe particulièrement important, avec un protocole de traitement et un suivi unique plus aisé. Autre axe enfin, l'effort pour rendre accessibles les services de l'administration en ligne, facilite les démarches: il en découle un gain de temps et une plus grande proximité des services en option.
Je remercie le rapporteur pour l'attention accordée aux remarques que nous avions formulées et qui visaient surtout à prendre en compte, concrètement les attentes de nos concitoyens, de façon à ce que la réponse technologique améliore leur quotidien. Nous avons abordé la question de la large bande par rapport aux objectifs de l'Union en cohérence avec le mandat que nous donne notre Parlement, pour faire en sorte que tout le monde y ait accès et en faire ainsi un facteur d'intégration économique, sociale et, aussi, bien sûr, territoriale.
Toutefois, je regrette que l'accent n'ait pas été davantage mis sur le développement des régions et que l'accès des publics les plus en difficulté – personnes âgées, handicapés, notamment – n'ait pas été davantage recherché. Nous devons tout faire pour améliorer l'accès à la culture numérique et offrir des contenus en adéquation avec les besoins et les attentes de tous les publics. Quelle que soit la rapidité de la technologie, c'est toujours la façon dont on l'utilise qui optimise le service.
Que le haut débit soit accessible à tous est ainsi une bonne chose. Mais il faut aussi des lieux publics, gratuits si possible, d'accès au haut débit pour que les gens se familiarisent avec ces technologies. Les TIC sont en effet des biens particuliers que l'on peut considérer comme des ressources car elles remplissent un véritable rôle social et culturel. Nous venons d'entendre Mme Kroes dire qu'on pourrait les considérer comme un service d'intérêt général. Je retiens non seulement l'idée, mais aussi la perspective qu'elle offre: implanter le haut débit relève de la volonté politique et n'est pas seulement une question de développement de la concurrence. |