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Le monde arabe

Pierre Schapira (PSE) - le 9 mai 2007

Chers collègues, je tiens tout d'abord à féliciter Michel Rocard pour son excellent rapport qui apporte beaucoup de recul sur les relations exclusivement bilatérales que l'Union européenne entretien avec le monde arabe. Il appelle notamment à un dialogue nouveau qui doit inclure les problématiques du développement et de la bonne gouvernance. J'aimerais revenir sur ces deux points très importants.


Dans sa politique de développement, l'Union européenne a segmenté le monde arabe en deux parties: la zone méditerranéenne et le Caucase, dite zone de voisinage, et le Moyen-Orient, soumis à la politique de développement. Cette distinction artificielle ne permet pas une approche globale plus équilibrée, qui permettrait des réformes de fond.

En ce qui concerne la question de la gouvernance, Michel Rocard insiste sur l'approche partenariale et le rôle de la société civile. C'est une vision novatrice qui doit prendre en compte le rôle des autorités locales. En effet, un réseau très dense de coopération de villes à villes s'est développé dans le monde arabe, par des projets de coopération sur la paix, les échanges culturels ou les droits de l'homme. Ainsi, la ville de Paris entretient des liens étroits avec l'Organisation des Villes arabes, membre de l'organisation mondiale des villes CGLU.

Ces actions transnationales sont l'expression d'un lien entre l'Europe et le monde arabe à une échelle infra-étatique, celle des sociétés civiles émergentes et offrent une grille d’analyse plus large que celle de la lutte anti-terroriste imposée par l’après-11 septembre.

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