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Modification de l'accord partenariat ACP-UE

Pierre Schapira (PSE) - le 17 janvier 2007

Permettez-moi de souligner le côté absurde de cette procédure de consultation parlementaire. Notre institution est invitée à donner son avis conforme pour la conclusion du Traité de Cotonou révisé qui a déjà été signé le 25 juin 2005! En rendant notre avis aujourd’hui nous ne pouvons qu’approuver ce qui a déjà été conclu. Cette parodie de procédure législative fait écho au refus des Etats membres de communautariser et budgétiser notre politique de développement envers les pays ACP.


Pourtant, le processus décisionnel avec les ACP gagnerait à s’enrichir de la participation du Parlement européen. En effet, à l’occasion des négociations du DCI, nous avons fait preuve de notre très importante valeur ajoutée et de notre capacité à promouvoir la défense d’intérêts différents de ceux du Conseil et de la Commission.

Ceci étant dit, l'Accord de Cotonou révisé présente des avancées importantes, notamment pour le rôle des autorités locales dans la politique de développement. Pour la première fois leur rôle est clarifié et reconnu explicitement comme partenaires à part entière du dialogue politique. Nous venons d'obtenir la même reconnaissance dans le DCI. Les grands enjeux du développement se jouent au niveau local, il est temps de décentraliser notre politique de développement. L'accès à l'eau, aux soins de santé, à l'éducation, sont des services sociaux assurés localement par des collectivités proches de leurs citoyens. Si les fonds de l'Union européenne restent bloqués au niveau des gouvernements centraux, il ne pourra y avoir d'aide efficace qui profite directement aux populations. Voilà une des raisons pour lesquelles je salue l'adoption de l'Accord de Cotonou révisé. Il s'agit maintenant de rester vigilant sur sa mise en œuvre.

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