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Trop d'Européens souffrent du fait que notre Union ne les protège pas, ne préserve pas leurs services publics, ne prête pas suffisamment attention aux conséquences de la mondialisation. Beaucoup redoutent des menaces contre les éléments les plus structurants de leur modèle social. Face à cette souffrance, notre responsabilité consiste, bien sûr, à garantir des valeurs, mais aussi à prouver notre volonté par des mesures concrètes. Il serait contraire à nos valeurs et vain de rechercher les coûts de travail les plus bas, les salariés les plus dociles, les taxes les plus faibles, les normes environnementales, sociales, de santé et de sécurité les plus laxistes de nos concurrents. Au contraire, notre identité et notre force contribuent à l'excellence de nos normes de travail de production.
Ce rapport montre qu'au‑delà de nos différences, nous avons un attachement commun pour une société qui n'est pas organisée par la seule loi du marché, mais par la solidarité et la redistribution à travers la protection de nos concitoyens, c'est‑à‑dire notre capital humain, notre capital le plus riche et le plus important. L'Europe a démontré que la sécurité sociale, la protection contre les risques de la vie et le droit à la retraite pour tous étaient les ingrédients d'une recette bonne pour le citoyen, bonne pour la société, bonne pour l'économie, qui restera la voie à suivre pour notre avenir. |